INVENTAIRES FERROVIAIRES de FRANCE

 

INVENTAIRE des PONTS et VIADUCS DETRUITS et/ou DISPARUS
(alias ponts KC)

Projeté depuis quelques mois, ce nouvel inventaire va débuter courant janvier 2018
et nous vous invitons à y participer activement.

Après avoir terminé l'Inventaire des Tunnels Ferroviaires de France (ITFF), il semblait logique que nous réalisions celui des ponts et viaducs.

Malheureusement, ce travail restera hors de notre portée. A cela, quatre grandes raisons :
- Tout d'abord, l'énormité de la tâche. Elle est colossale et hors de nos moyens humains et matériels. Alors que les tunnels sont au nombre d'à peu près 2900, celui des ponts et viaducs est estimé à 120 000 ouvrages. Et encore ne s'agit-il là que d'une estimation basse qui ne prend pas en compte les ponceaux et autres drains réalisés sous les rails, sans quoi il faudrait multiplier ce nombre par trois.
- Puis la difficulté de définir les ouvrages. Où finit le pont et où commence le viaduc ? Quel critère objectif prendre en compte pour désigner l'un ou l'autre ? Des ponts sont appelés viaducs et inversement.
- Et dans le même ordre d'idée, l'impossibilité d'effectuer un classement rationnel des ouvrages. Alors que les tunnels peuvent se décrire en fonction de trois critères simples : leur longueur, la forme de leur section et la nature de leur parement interne, la plupart des ponts sont des cas particuliers avec des architectures hydrides et variées qui rendent la description difficile et interdisent le classement dans une catégorie précise.

- Enfin, le manque global de sources. Non seulement les archives sont rares et pauvres, mais les données sont bien souvent fantaisistes et contradictoires, même dans les documents les plus officiels. Ne parlons pas du nombre d'arches ou des mensurations, longueurs et hauteurs, ici personne n'est d'accord.

Il était donc difficile d'agir sur ces bases. Alors, pour toutes ces raisons réunies, nous avons décidé de limiter ce travail au plus urgent, c'est à dire, dans l'esprit mémoriel qui est le nôtre, sauver de l'oubli les ouvrages détruits et/ou disparus, et jamais reconstruits, que ce soit en raison de catastrophes naturelles, de faits de guerre, ou parce que leur existence gênait ou était devenue dangereuse.
Cependant cet inventaire prend quand même en compte certaines destructions temporaires dès lors qu'elles présentent un intérêt historique, humain, technique ou spectaculaire.
Enfin, il recense aussi des ouvrages intacts comme les ponts orphelins ou noyés dont la situation peut s'assimiler à une forme de destruction ou d'oubli.

Dès lors, les ouvrages sont répertoriés en 8 classes distinctes :

Classe
Nature
S
Ouvrages non signalés mais supposés par la nature des lieux, du terrain ou du relief.
X
Ouvrages existants mais dont le niveau de dégradation ou de destruction est inconnu faute de renseignements adéquats ou de photos sur le terrain.
D
Ouvrages existants, totalement détruits et disparus, n'ayant laissé aucune trace identifiable sur le terrain.
V
Ouvrages détruits dont le tablier est rompu, mais montrant des vestiges sous forme de fondations, culées et/ou piles en plus ou moins bon état.
M
Cas particulier de certains ouvrages métalliques dont la plateforme rail a disparu, mais dont la structure du tablier (poutrelles) est toujours en place.
T
Cas des destructions temporaires ayant un intérêt particulier.
N
Ouvrages intacts ou détruits, dont le tablier est totalement ou partiellement noyé dans un lac de barrage selon le niveau de l'eau.
A
Ouvrages assimilés intacts dont les accès (remblais) ont été détruits après abandon de ligne, ou n'ont jamais existé dans le cas de ligne inachevée.

Une précision toutefois concernant les ponts métalliques.
Il arrive qu'on trouve des ponts métalliques larges à plusieurs voies en entrée ou sortie de gare. Très souvent, ils sont constitués de plusieurs tabliers parallèles comportant 1 ou 2 voies.
Si ces tabliers reposent sur des culées communes, s'ils sont accolés ou s'ils ne sont pas séparés par des espaces supérieurs à 1 m, on considère qu'il s'agit d'un seul et même pont. Donc, si des tabliers ont été rajoutés ou enlevés en fonction de l'évolution du réseau, on considère cela comme simple modification de l'ouvrage ignorée par IPVD.
Par contre, si ces tabliers sont séparés par un espace de plusieurs mètres, et a fortiori s'ils reposent sur des culées indépendantes, on considère cela comme des ponts séparés. Donc si l'un d'entre eux a perdu son tablier, il entre de plein droit à IPVD.


ET, QUE VOUS SOYEZ JEUNE OU VIEUX,
VOUS POUVEZ MAINTENANT NOUS AIDER
A LES TROUVER

De trois façons :
- En nous signalant des ouvrages détruits ou disparus que vous connaissez.
- En nous fournissons copies de toutes sortes de documents, plans, textes, témoignages, photos anciennes, ou autres, propres à nous permettre de compléter nos fiches et nos informations.
- Ou en allant sur le terrain faire des photos, notamment pour les catégories S et X : un vrai jeu de "pontkémon" pour petits et grands, grandeur nature et bien réelle.

Pour chaque signalement, merci de nous préciser la commune où se trouve l'ouvrage et de joindre un extrait de carte avec flèche ou cercle indiquant sa position exacte.
Tous les contacts sont à faire à notre adresse habituelle : iff.contact@orange.fr
Mais si votre envoi a un volume trop important pour être joint à un mail, vous pouvez passer par ce site spécialisé et parfaitement sécurisé : https://www.grosfichiers.com

Nous vous en remercions par avance.

!! - MAIS ATTENTION - !!

Si vous allez sur le terrain, soyez quand même prudent. La plupart de ces vieux vestiges cassés ne sont plus entretenus depuis plusieurs années et peuvent être dangereux. Alors, ne vous aventurez pas sur les culées restantes ou sur les squelettes des tabliers métalliques encore en place. Le terrain est pourri, les poutres rongées par la rouille et tout cela peut céder sous vos pas. De même, ne vous appuyez pas contre les rambardes, elles sont souvent branlantes et descellées. Enfin, soyez attentif aux éventuelles chutes de pierres.

! Alors, prudence et bonnes découvertes !
A vous de jouer...